Comme dans une histoire mythologique, les découvertes sont nées des « eaux-mères » et de l’eau de mer. Vantées par les médecins grecs dans l’Antiquité, les eaux salines soignaient déjà de nombreux maux. Quelques médecins du XIXe siècle découvrirent les mêmes vertus dans certaines eaux salées : le magnésium, sous sa forme naturelle (chlorure) était né. Dès lors s’en suivirent de nombreux travaux, essais et recherches. À chacun son remède à base de magnésium : le « soluté » du docteur Jules Jean Gaube du Gers, le « Emgé » d’Auguste Lumière, pour le professeur Pierre Delbet « la Delbiase » et enfin le « Nael » du docteur Neveu, tous ces remèdes soignèrent une quantité impressionnante de douleurs et de maladies et donnèrent « de si beaux résultats1 ».

Des équipes expérimentées continuent, partout dans le monde à observer et à noter les résultats parfois spectaculaires de cet ion particulier qu’est le magnésium. Des colloques se tiennent, des conférences ont lieu, des livres se publient. Le premier livre scientifique mondial a été publié très récemment par l’université d’Adelaïde avec la participation d’une pédiatre française2. Et dire que l’on continue parfois, comme au temps des Lumières « d’attaquer ce préjugé plus sérieusement et avec plus de chaleur qu’il n’en mérite dans le fond3. » Serait-ce la simplicité du remède qui fâche ? Serait-ce sa quasi-gratuité ? Ou bien serait-ce encore sa polyvalence ? Nos sociétés ont peut-être eu le tort de penser qu’à un mal ne pouvait correspondre qu’une seule cause locale et donc un seul remède. Nous avons ainsi multiplié les soins, les pilules, la chimie complexe voire les douleurs au risque de donner raison à Molière qui fait dire à son personnage (Beralde) que « presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies ». Le magnésium, porteur d’énergie vitale, est présent depuis la nuit des temps dans l’eau de mer et au cœur de tous les végétaux. Il est peut-être la clé de la vie tout simplement.

© Régine Quéva

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Extrait de «Les bienfaits du chlorure de magnésium», Régine Quéva, J’ai Lu/Bien Etre.

LE MAGNÉSIUM

1. Docteur Gandy, Thérapeutique de guerre, Petit guide formulaire du médecin mobilisé, méthodes et formules de traitement, 1916.

2. Magnesium in the central nervous system, sous la direction du professeur VINK et du professeur NECHIFOR, Université d’Adelaïde. Le chapitre « magnésium, hyperactivity, and autism in children » a été rédigé par le docteur Marianne Mousain-Bosc.

3. À propos de la Magnésie, Denis Diderot, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, 1751 à 1772.